1- Introduction historique
Nous avons été plusieurs à proposer ici des traits du cas à partir de trois entretiens de Czermak ou de Melman avec Monsieur G. qui se décrit comme télépathe. Face aux tentatives de Czermak de saisir ce que recouvrent ces phénomènes pour le patient, Nicolas Dissez a suggéré de revenir à l’article de Freud sur la télépathie. Nous l’avons pris comme une invitation.
Que nous apprend la télépathie dans la clinique des psychoses ?
Historiquement, on range la télépathie dans la catégorie de l’occultisme, un courant qui commence avec le magnétisme animal de Mesmer au XVIIIe siècle, qui passe par le spiritisme du XIXème, puis par l’hypnose étudiée par Charcot. Issue d’une lente scientifisation du savoir qui sépare les dieux des humains, les vivants des morts, le présent du passé et du futur, la veille du rêve, soi de l’autre, la télépathie émerge au croisement de la psychiatrie moderne et des télécommunications.
C’est un psychologue, le Britannique Frederic Myers, qui élabore le terme en 1882. Il en emprunte le préfixe à la TSF, la télégraphie sans fil, découverte en 1838, et au téléphone inventé en 1876. Viendront la radio en 1896 et la télévision en 1926, qui entraîneront des variantes psychiatriques de ces nouveaux rapports de distance entre les êtres et avec les objets reliés et noués entre eux par des fils invisibles.
Étymologiquement, la télépathie est « ce qu’on éprouve au loin ». C’est un hypothétique échange de pensées entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle connue. Et selon l’adhésion qu’on donne à ce non-connu, on met la télépathie du côté du paranormal ou de la pathologie. En psychiatrie, elle est souvent présentée comme une forme de délire d’influence avec le délire hypnotique, le délire mystique et la médiumnité. Le clinicien observe qu’une pensée intime du patient est vécue comme imposée par une influence extérieure. C’est la nature de cette influence qui donne son nom au délire selon qu’il s’agisse supposément d’un dieu (délire mystique), d’un mort (délire médiumnique) ou d’un semblable (délire hypnotique et télépathique).
Plusieurs chercheurs s’y sont intéressés :
– Alfred Binet, en 1895, pense que la télépathie relève de la suggestion.
– Jules Séglas, la même année, parle de « psychoses d’influence ».
– Alfred Lévy-Darras, élève de Séglas, décrit en 1910 un cas de délire télépathique.
– Daniel Lagache, en 1956, propose le délire d’influence comme une forme de délire chronique..
– Henri Ey, en1960, en fait un tableau classique de l’automatisme mental de Clérambault.
Dans ce paysage, Freud occupe une place singulière. Il s’intéresse à la télépathie tout au long de sa vie et y consacre non pas un mais au moins cinq articles : Une prémonition onirique accomplie, Psychanalyse et télépathie, Rêve et télépathie, La signification occulte du rêve et Rêve et occultisme. Il y réunit sept cas cliniques, dont certains sont repris plusieurs fois. Il aborde également le thème dans ses correspondances avec Fliess, Ferenczi, Jung et Jones. Dans ses publications, sa position évolue d’une certaine défiance vers une conviction plus marquée quant à l’authenticité du phénomène. En privé toutefois, il se montre d’emblée conquis. Avec Ferenczi, il consulte une voyante, et quelques années plus tard, avec Ferenczi et sa fille Anna, il s’adonne à des expérimentations dites télépathiques.
L’article Psychanalyse et télépathie, rédigé en 1921, fait d’abord l’objet d’une lecture par Freud au comité secret pour la diffusion de la psychanalyse composé d’Abraham, Eitingon, Ferenczi, Jones, Rank et Sachs. Mais Jones s’opposera à sa publication et il ne sera édité qu’en 1941, après la mort de Freud. Le titre original choisi par Freud était Vorbericht (rapport préliminaire) parce qu’il devait ouvrir L’Interprétation des rêves. « Psychanalyse et télépathie » est un titre posthume d’éditeur. Plus encore, le terme-même de télépathie n’apparaît pas une seule fois dans le texte. Déjà quelque chose achoppe et échappe.
La réticence de Jones a sans doute contribué à alimenter la rumeur de la crédulité de Freud à l’égard de la télépathie. Pourtant, c’est avant tout comme une formation de l’inconscient que Freud l’étudie publiquement, comme un contenu psychique plutôt qu’une prédiction vraie ou fausse. À l’instar des rêves, des actes manqués, des lapsus, des oublis de noms, il opère, si ce n’est un glissement, au moins un mouvement de va-et-vient entre des cas issus de sa clinique et des exemples tirés de sa propre vie. C’est dire qu’il reconnait et sonde avec un courage épistémologique sa propre expérience d’« inquiétante étrangeté », expression qu’il utilise à propos de la télépathie dans son article éponyme.
À sa suite, les cliniciens qui s’intéressent au phénomène insistent sur leur propre vécu télépathique dans leur pratique. Comme dans un jeu de poupées russes, chacun pour oser se lancer invoque des prédécesseurs de renommée. C’est déjà Helene Deutsch et Dorothy Burlingham pour Freud, Freud pour Jung et pour Federn, Jung pour Kaës. Parmi les auteurs qui font trace d’expériences ou de réflexions sur la transmission de pensées citons encore : Durkheim, Bion, Roustang, Derrida, Gori, Devereux, Resnik. Oury, qui parle des « antennes des psychotiques ». (1)
Actuellement en France, les analystes qui font référence dans ce domaine sont notamment Le Maléfan, Évrard, Rabeyron, Chaperot. Leurs travaux sont abrités par la revue L’évolution psychiatrique. Pour sa partie conférentielle, L’évolution psychiatrique se tient au sein de l’ASM13 dans cette même salle. Je me suis particulièrement inspirée de leurs articles pour retracer ce bref historique. Ces contemporains revisitent la télépathie à la lumière des concepts lacaniens et de leur propre vécu télépathique dans leur clinique de la psychose.
Par cette assemblée de pairs qui se citent les uns les autres, on pressent que la question du transfert de pensées est aussi, et peut-être exclusivement, celle du transfert et du contre-transfert … qu’il n’y a pas ! comme le répète Lacan (2). C’est en tout cas à partir de cette compacité transférentielle que nous partageons avec vous quelques remarques sur la télépathie.
2- Lacan et la télépathie
Lacan parle peu de télépathie et souvent pour en critiquer la position de Freud. Dans le séminaire 24, il dit à propos de ces phénomènes que Freud « se mettait à glisser tout doucement dans le délire ». Dans le séminaire 21, il affirme déjà que, quant à l’occulte, Freud était dans l’erre : « Erre plus grave encore : une erre poussée jusqu’à l’erreur . » (4) Bien entendu, sa critique au sens grec de krinein comme acte de discernement lui permet d’en faire émerger ses propres concepts. Et là où Freud s’intéressait au contenu du message télépathique, Lacan cherche davantage à en étudier le mécanisme.
La télépathie s’offre d’abord à lui comme un contre-exemple qui libère le langage de la communication. En 1953, il énonce : « Que l’inconscient du sujet soit le discours de l’autre, c’est ce qui apparaît plus clairement encore que partout dans les études que Freud a consacrées à ce qu’il appelle la télépathie (…) coïncidence aussi bien le plus souvent constituée par une convergence toute verbale, voire homonymique (…) L’omniprésence du discours humain pourra peut-être un jour être embrassée au ciel ouvert d’une omni-communication de son texte». (5) Il y revient en 1970, parlant du « mythe qu’est la télépathie » Et il ajoute aussitôt : « Freud lui-même se laisse prendre à cet enfant perdu de la pensée : qu’elle se communique sans parole . » (6)
La télépathie est donc essentiellement un effet de la structure du langage. Dans l’expérience télépathique, on communique avec l’autre sans parole, c’est-à-dire sans reste. Il n’y a pas d’écart entre l’énonciation et l’énoncé évanouis dans du silence. On oublie alors que même le silence est un mot, et que l’impression de silence n’est qu’une trace du langage lui-même qui nous préexiste toujours déjà. Immergés dans le « bain du langage » (7), nous sommes représentés par des signifiants, pour d’autres signifiants, qui tous étaient là avant nous et seront là après. Sans intériorité, sans intimité nous ne pouvons revendiquer aucune véritable « propriété intellectuelle » (8) de ce que nous disons ni de ce que nous entendons. Rien d’étonnant donc si nous avons parfois le sentiment d’intercepter des signifiants plus que de les produire. Le fantasme télépathique, en ce sens, est constitutif du parlêtre.
La télépathie nous renseigne également sur ce qu’est le transfert. Dans un vécu d’omni-communication, l’adhésion et l’adhérence spéculaires avec un petit autre rejouent une relation horizontale à deux comme dans les tout premiers temps de notre existence. Sans perte, le rapport à l’autre régresse à un fantasme amniotique. Ce qu’on appelle ici télépathie pourrait tout aussi bien correspondre par exemple à l’identification projective de Klein, l’espace transitionnel de Winnicott, l’intersubjectivité de Bion, l’enveloppe psychique d’Anzieu. Lacan la résume ainsi : « c’est là le champ que notre expérience polarise dans une relation qui n’est à deux qu’en apparence ». (9) Car en réalité quand on croit être deux, on est toujours trois avec la parole. Et la parole induit toujours quelque chose qui échappe.
Sauf justement dans la télépathie, quand on arrive à se raconter ensemble une autre histoire, dans un autre espace-temps non euclidien. C’est cet enthousiasme, au sens étymologique de quelque chose de divin, dont Freud essaie de témoigner.
Voici ce qu’en dit Lacan : « Chaque fois que Freud souligne un fait de télépathie, c’est toujours un fait de cet ordre, à savoir où la prédiction ne s’est nullement réalisée (…) mais qui par contre laisse le sujet dans un état de satisfaction absolument épanouie (…) le seul point remarquable de ces faits dits d’occultisme, c’est qu’ils concernent toujours une personne à qui on tient, pour qui on a de l’intérêt. Que l’on aime » (7). En deçà ou au-delà de la parole, la télépathie pose l’amour en substitut qui s’ignore d’un rapport qui ne pourra jamais s’inscrire.
Tout cela est bien charmant. Mais si c’est une joie de retrouver quelque chose qu’on a perdu, c’est un supplice quand, ne s’en étant jamais séparé, on y reste enlisé. C’est évidemment toute la différence entre la névrose et la psychose. La télépathie permet d’insister sur la nécessité de ce repérage structurel. Car dans un travail analytique, le maniement du transfert dans l’une et l’autre structure n’est pas du tout le même.
Ce qui échappe à Freud dans le phénomène télépathique, c’est toute la dimension du Réel. Si Freud en a l’intuition, et qu’il ne recule pas devant la difficulté d’en penser l’impensable, il y échoue. Dans le séminaire 21 à nouveau, Lacan le formule ainsi : « Qu’est-ce que c’est pour Freud que le Réel ? Eh bien, je vais vous le dire aujourd’hui : c’est justement l’occulte. Et ça l’est précisément en ceci qu’il le considère comme l’impossible. Car cette histoire d’occultisme et de télépathie (…) Lisez-le bien et vous le verrez. (…) [Freud] était dupe du Réel ». (10) Dans sa leçon précédente, Lacan disait déjà : « c’est ça la télépathie, n’est-ce pas, c’est le fil spécial »(11): encore une histoire de fil, et comme s’il n’y avait qu’un fil. L’illusion télépathique serait celle d’un nouage de l’imaginaire et du symbolique en prise directe, dans la méconnaissance qu’ils ne tiennent ensemble que par l’autre fil du Réel.
Être dupe du Réel, et céder à la fascination imaginaire de la télépathie, n’a pas du tout les mêmes conséquences selon la structure psychique d’un sujet. Si dans la névrose on peut la mettre au travail comme un effet archaïque du transfert, dans la psychose en revanche il s’agit de ne pas en faire flamber la jouissance. À la lumière de ces quelques éléments sur la télépathie, revisitons le trait du cas de Monsieur G. le télépathe.
3- Télépathie entre le sacrum et la fontanelle
L’année dernière, j’ai proposé deux essais de trait du cas autour d’un même entretien clinique de Marcel Czermak avec un patient renommé Monsieur G.. Je ne dirais pas qu’il s’agit aujourd’hui d’un troisième tour, du moins pas au sens d’y entrer, comme les fois précédentes, littéralement dans le corps du texte.
Monsieur G., c’est ce patient de Czermak qui se disait télépathe et qui s’était laissé tomber deux fois de plusieurs étages à dix années d’intervalle. Sur les trois entretiens cliniques que nous lui connaissons, j’ai travaillé le dernier. Dans cet entretien, Monsieur G. était encore très affaibli physiquement par sa deuxième chute. Et il venait de subir une ponction lombaire.
Très sommairement, mon premier tour consistait à proposer l’idée que ce tout petit trou de l’Autre dans son corps, la ponction lombaire, qu’il semblait laborieusement situer « entre le sacrum et la fontanelle » faisait pour lui énigme. Dans mon deuxième tour, j’ai cru devoir, au sens d’une nécessité, revenir sur cette expression « entre le sacrum et la fontanelle », pour la faire résonner autrement. Et je me suis résolue à dire que ce que j’avais entendu, ça n’était pas tant la préposition ‘entre’ qu’une invitation, voire une injonction à entrer, à maintenir cette ouverture du corps pour qu’elle ne se rebouche pas.
Mes deux présentations se gardaient bien d’évoquer le thème de la télépathie. Et si finalement ce ‘entre’ qui est venu me chercher était un message télépathique ? N’importe quoi. Monsieur G. n’a jamais été mon patient, je n’étais même pas à la présentation clinique. Et je n’ai eu affaire qu’à du texte, qu’à des signifiants. Notamment le signifiant télépathe qui recèle une jouissance de l’épate. Ce bain des signifiants, par essence hors espace-temps, m’aurait-il éclaboussée jusqu’ici ? Un réel, par principe toujours ailleurs, serait-il revenu s’échouer là ? Je répondrai que oui. Car l’enjeu est bien cette notion d’« en » répondre, comme on dit « y » croire, depuis un lieu, une place. On est toujours responsable de sa position de sujet (12). Et il faut assumer que ce qui nous dépasse nous dépasse.
Ce redoublement – ce qui nous dépasse nous dépasse – j’ai tourné autour la dernière fois en interrogeant le un, le deux, le second, le double. J’en reviens à Lacan, parce qu’il se trouve que Lacan parle aussi du redoublement à propos de la télépathie. En 1977, dans L’insu, il dit : « Comment reconnaîtrions-nous, dans le noir, que c’est un nœud borroméen ? C’est de cela qu’il s’agit dans la passe. “Je sais qu’il sait”, qu’est-ce que cela peut vouloir dire, sinon d’objectiver l’inconscient, à ceci près que l’objectivation de l’inconscient nécessite un redoublement, à savoir que “je sais qu’il sait que je sais qu’il sait”. C’est à cette condition seule que l’analyse tient son statut. (…) C’est ce qui fait obstacle à ce quelque chose qui, à se limiter au “je sais qu’il sait”, ouvre la porte à l’occultisme, à la télépathie . »(13)
Quand je sais que l’autre sait tout de moi, je n’ai plus rien à dire. C’est à ce point d’arrêt que la télépathie parfois surgit. Alors que quand je sais que l’autre sait que je sais qu’il sait, un deuxième tour relance la parole. Dans cet antre avec Monsieur G., mon sang n’a d’abord fait qu’un tour. Je n’ai d’ailleurs entendu ‘entre’ qu’une seule fois. Ce qui est incorrect. Quitte à devoir entrer quelque part, un « entre entre le sacrum et la fontanelle » aurait été grammaticalement plus juste. Mais seulement grammaticalement, pas topologiquement.
Car c’est à essayer d’en témoigner que le redoublement s’est produit. Dans un après-coup temporel mais pas nécessairement spatial. Le point de rencontre entre la psychose et la psychanalyse, c’est une proximité avec le Réel. Au même lieu d’une bande, et même ici d’une double-bande, le psychanalyste après un tour rejoint le psychotique qui n’en a pas bougé. C’est un tour supplémentaire ou un tour en moins, selon le sens qu’on y donne.
Et Lacan indique que c’est là le seul exercice de la passe. Il n’y a pas d’autre passe possible que ce point de redoublement, sans franchissement de bord. On passe sans franchir, à la surface-même du dire. Contre toute attente, il y aurait donc un rapport étroit entre la télépathie et la passe. Un peu comme si la passe était une télépathie redoublée. La passe, c’est en définitive l’assomption – au sens d’assumer et aussi bien de s’élever –l’assomption devant des tiers d’un vécu de rencontre d’un réel à deux. C’est donc aussi la nécessité d’en témoigner pour y renoncer. Parce que c’est impossible, que « c’est pas ça », ça ne peut pas l’être, ni éthiquement ni surtout structurellement. Il s’agit bien de permettre à une jouissance de condescendre à des désirs, au pluriel.
Pour finir, reprenons cette notion de reconnaître un nœud borroméen dans le noir : « Comment reconnaîtrions-nous, dans le noir, que c’est un nœud borroméen ? C’est de cela qu’il s’agit dans la passe. ». Dans la même leçon quelques lignes plus loin, Lacan précise : « La passe dont il s’agit, je ne l’ai envisagée que d’une façon tâtonnante, comme quelque chose qui ne veut rien dire que de ‘se reconnaître entre soir’, si je puis m’exprimer ainsi, à condition que nous y insérions un a-v après la première lettre, ‘se reconnaître entre s(av)oir’ ».
Dans le noir, on est dérobé à l’imaginaire. Le noir, c’est la définition-même du Réel. Il y aurait donc les analystes qui se reconnaissent de jour, dans quelque chose de spéculaire ; et les analystes qui se reconnaissent dans le noir, du côté du Réel. Les premiers qui succombent au même ; les seconds qui se laissent dérouter par l’autre dans son altérité radicale. Les uns qui se comprennent dans un cercle fermé ; les autres qui dans une boucle redoublée se gardent bien de comprendre. Ceux qui se rangent du côté du savoir ; et ceux qui travaillent encore la nuit. « Se reconnaître entre s(av)oir » c’est une expression qui ne peut pas se dire ni même se lire sauf à buter dessus, comme on bute sur le Réel impossible. L’obscurité engloutit l’illusion d’être soi, et aussi bien d’être entre soi. À une lettre près. Et pas n’importe quelle lettre : le R, l’air du vide et de l’errance.
Donc quand Lacan dit de Freud à propos de la télépathie qu’il était dans l’erre jusque dans l’erreur, c’est bien un hommage qu’il lui rend, pour avoir eu le courage de s’en confier. Freud, avait l’intuition du Réel et c’est ce qui a permis à Lacan de s’y reconnaître et de l’y reconnaître. Hors temps mais finalement pas hors lieu, l’essentiel étant pour eux de s’être retrouvés, à la même place logique d’une écoute et d’une parole incarnées.
1 OURY J. Dialogues à la Borde. Paris: Hermann, Coll. “Psychanalyse”; 2008
2 Introduction à l’édition allemande des Écrits, Scilicet, N°5 « Il n’y a qu’un seul transfert dans lequel sont pris
analyste et analysant, mais pas à la même place. »
3 L’insu que c’est…, leçon 7, 15 février 1977
4 Les non-dupes errent, leçon 2, 20 novembre 1973
5 Fonction et champ de la parole…, 26 septembre 1953
6 Radiophonie, 1970
7 Petit discours à l’ORTF, 2 décembre 1966
8 Conférence sur la psychanalyse et la formation du psychiatre à Ste Anne, 10 novembre 1967
9 Fonction et champ de la parole…, Ibid.
10 Les non-dupes errent, leçon 3, 11 décembre 1973
11 Ibid., leçon 2, 20 novembre 1973
12 Écrits, La science et la vérité, 1966 : « De notre position de sujet, nous sommes toujours responsables »
13 L’insu que c’est de l’une bévue s’aile à mourre, Ibid.
14 La méprise du sujet supposé savoir, 1967 – Autres écrits, « En fait l »nconscient ‘c’est pas ça’ »
15L’angoisse, leçon 14 du 13 mars 1963, « seul l’amour permet а la jouissance de condescendre au désir ».